14/04/2009

Anarchie à Mexico avec Tarzan & princesse Leïa.




Si il y a un cinéma qui reste méconnu, c'est bien le ciné Mexicain. 
Mis à part le mythique lutteur Santo et ses comparses masqués
qui on fait des émules dans le monde entier et reviennent en force en ce moment.
Une sorte d'équivalent de Godzilla pour le japon,
hélas moins bien commercialisé dans notre beau pays. 
Mais bon soyons francs, à part ça que dalle.
Pourtant il y a des gens, des "Hombre" comme on dit là bas,
qui tournent depuis des décennies,
et (sans doutes) pas que de la merde,
ou au moins de la bonne merde bien fun. 
Et bien oui il y a une vie après le catch, et il y a même des punks. 
Je sais, on a un peu de mal à visualiser un punk mexicain,
et bien ça risque de vous faire un choc.
Vous allez en voir un paquet, des punks de cinéma, aux looks improbables,
entre ceux de la "Troma" et des "Post Nuke" italiens.
Mais n'est ce pas encore plus drôle après tout? 
Quel choc de découvrir ce film inconnu
qui ne bénéficie pas de beaucoup de critiques
même sur le vaste monde internetal. 
Il faut remédier à cela car ces films déchirent grave, poing dans ta ligne (ouch).
Film: 
Les punks Mexicains sont vraiment intrépides,
vol de banque déguisées en bonnes sœurs, viols, meurtres,
trafics, suicide, d'autres viols, tortures
et rock'n'roll à fond les bananes (enfin, les crêtes),
le tout orchestré par l'infâme et musculeux "Tarzan", leur chef sans pitié.
Mais que fait la policia? Justémenté, arriba, arriba la policia!
Deux inspecteurs vont tacher d'y mettre bon ordre, armés de leur flingues,
de leur courage (suicidaire) et de deux belles paires de moustaches.

Pure chef d'œuvre du trash,
cette pellicule pourrait en remontrer à ses voisins américains.
Déjà, où trouver un film ou le leader des méchants se nomme "Tarzan"
(à part dans "Frankenhooker"), et rappelle le "Humungus" de Mad Max 2 version disco, avec sous ses ordres une sorte de Ilsa sado-maso,
jouée par une actrice au doux nom de Princesse Leïa (Lea).

Une bien bonne entrée en matière.
Pour corser le tout, on n'hésite pas à faire dans le méchant,
le cruel et le sadique tout en se fendant la poire.
On viole les gonzesses à coté du groupe punk en train de jouer,
c'est quand même plus fun et original que le coup
de la musique lounge sur une platine avec un verre de champ à la main, nom de Dios.
Il savent se marrer les bougres.
Et la ou les ricains et les ritals nous auraient fourgué
une bande de trois ou quatre loubards avec une meuf pour faire joli,
les chicanos, eux ils nous balancent une bonne trentaine de keupons,
cloutés et hirsutes, avec en sus une bonne dizaine de chiquitas pas avares de leur charmes. On en a largement pour nos pesetas, coté violence et sexe (soft)
et les péripéties s'enchainent ardemment, sans nous laissez le temps
de nous apercevoir de la folie et de la pauvreté du spectacle
auquel on est en train d'assister. La digestion viendra plus tard.
Malgré un budget que l'on devine inexistant,
des acteurs peu expérimentés pour la plupart,
des scènes de bagarre approximatives et un scénario qui tient en deux lignes
(en écrivant gros), c'est dans ses excès que le film emporte l'adhésion.
L'histoire s'apparente à un film policier ou de bikers avec une énorme différence:
Les héros ici, ce sont les punks, ils occupent 80% du métrage,
bien qu'ils n'aient aucunes excuses à leurs exactions
et qu'il n'est pas question de rédemption ni de morale.
Les 2 flics eux, sont plats, sans âmes et peu crédibles,
une sorte de Laurel et Hardy neurasthéniques.
Leur présence plombe l'écran à chaque fois, 
pourtant les acteurs sont assez connus au Mexique
et tournent encore de nos jours.
Juan Valentin, un croisement entre Bronson, Cheech Marin et Passe partout ,
s'agite, fait son séducteur avec tout le charme d'un Jean Claude Duss,
mais n'arrive pas à la cheville du vil Tarzan,
qui n'est autre que Luis Alcantar Manzo dit "El Fantasma",
un catcheur bien connu au Mexique, qui est aujourd'hui le président
de la commission de Lucha Libre, ni plus ni moins.
Non pas que son jeu d'acteur proche de Lou Ferrigno,
soit très évolué, mais une fois passé le choc du look,
complètement décalé par rapport au reste de la bande,
il en impose un minimum en caïd indomptable.
Il est tout de même dépassé par le casting féminin,
princessa Lea en tête, bien plus sadique,
avec des airs de Dyanne Thorne mixée à Wendy'O 'Williams et Olga del Rios,
son bras droit, sorte de Elvira hispanique qui reviendra dans le prochain épisode.
Élément important, la musique rock est signée "Three Souls in my Mind",
qui depuis s'est assagit et jouit d'une notoriété importante au Mexique,
au point d'omettre ce film de toutes leur biographies.
Peut être surtout à cause de leur apparition, portant des perruques ridicules,
filmés en gros plan lors du viol ou ils jouent en live.
Apparition est le mot juste puisqu'ils disparaitront aussi vite
et mystérieusement qu'il sont venus,
avec tous leur instruments de la maison du délit.
Leur musique est néanmoins excellente, un punk rock brut,
un brin psyché avec des accents hispanisants et des solos proches du hard rock.
De toute façon il vaut mieux l'aimer la chanson titre: "intrepidos Punks"
car elle sera répétée une bonne douzaine de fois tout au long du métrage,
tel un hymne à l'intrepiditude (Hola!).
Vous pouvez écouter le rare 45 tours du titre
sur cette excellente compilation :

Son coté nanar est également un de ses atouts,
une gonzesse a été engagée pour ses aptitudes au nunchaku,
et elle profitera de tous les plans ou elle apparait
pour nous démontrer son talent, quelque peu heu...limité.
Sans compter les diverses performances de la bande,
qui varient entre cabotinage éhonté et amateurisme totale
et qui confèrent au film le petit cachet surréaliste sans lequel
la dureté des situations auraient été moins supportable.
Un pur plaisir d'amateur de nanar trash,
en un mot: jouissif.


Disponibilité: 
Une VHS Américaine doublée en anglais, ou une mexicaine.
Mais également deux DVD, un sous le titre "La Banda de los Punks" en Espagne,
mais très rare ou un Mexicain chez Imperial Film en VO
sans sous titres ni bonus avec une image assez bonne
compte tenu de l'obscurité du titre, mais la dernière bobine
est de moins bonne qualité et l'image devient plus floue et les couleurs moins vives.
Même sans comprendre l'espagnol, c'est à ne pas rater,
l'histoire étant assez simple et le coté visuel beaucoup plus important.
Des sous titres en Anglais trainent sur le net, rien ne vous empêche de les rajouter.
Si on trouve encore quelques uns de ces DVD aujourd'hui,
ça risque de ne pas durer bien longtemps. A bon entendeur...



Autre Lobby Card

El Fantasma, qui s'amuse dans le film à faire une prise totalement interdite
lors d'un match de "Lucha libre", ne quitte jamais son masque,
même lorsqu'il est à son bureau de président
D'ailleurs il a gardé tout ses masques, sauf ceux des deux films,
 j'ai bien cherché, surement un oubli,
ou un vol odieux de ces objets de culte.

*Putain les gars,
combien de fois doit je vous répéter
de ne pas oublier vos masques pour les réunions. 
Heureusement j'en ai une trois centaine au cas ou.
-Merci Chef !!
*Pas de Chichi, appelez moi "Le Fantôme.



Rosita Bouchot, quand à elle, a eu une carrière bien gentille
à base de télénovelas parsemée de quelques longs et elle chante également.
Vous pouvez vous procurez ses CD sur son site uniquement.
je ne crois pas qu'elle reprenne le tube "Intrepidos Punks", dommage.
Ha oui, elle a aussi oublié de noter ce film dans sa filmo, par mégarde sans doutes.
Une photo récente de sa page facebook

Vous ne vous en sortirez pas comme ça.

PROCHAINEMENT

Tarzan revient plus dangereux que jamais dans:

La Venganza de los Punks (198?)
(Bon je ne traduis pas ça va aller?)
Cliquez sur le titre pour la phase 2

*Madre de Dios!
Faut que j'aille prendre des cours de Bronsonnerie,
sinon je serais jamais prêt à temps
pour leur niquer la gueule à ces pinks.

-T'as intérêt parce qu'ils ont failli l'appeler 
"Le Justicier de Mexico",
je crois que bien que ça va saigner!

 Caramba!

*Non merci j'ai déjà un "Bounty".

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